jeudi 29 mars 2007

Telerapyves

Mes amis, je voudrais vous faire partager une très bonne surprise cinématographique, suceptible qui plus est de nous rassembler, choses pourtant ardue quand on connait l'écart artistique que sépart American Pie 3 d'Un Homme et une femme (avec la formidable Anouk Aimée).
El Lobo est l'histoire hallucinante parceque vraie d'une taupe qui s'infiltre au sein de l'ETA dans les années 70. Le héros (Txema, Eduardo Noriega) sympathisant de la cause basque, est retourné par la police. De sympathisant il devient militant et commence alors, comme mouchard, son ascensión au sein de l'ETA jusqu'au plus haut niveau.
Patrick Bruel avec une barbe de bucheron incarne de façon surréaliste le boss de l'ETA et Mélanie Doutey (Amaya dans le film, Clara Scheller dans la vie) est absolument splendide en Etara. Je vous mets tout simplement au défi de ne pas tomber amoureux dès la première scène où elle chante l'hymne nationaliste basque Ikusi mendizaleak repris en coeur par l'assistance d'un mariage.
Luttes intestines au sein de l'ETA, vie clandestine, atentats, idéaux politiques et manoeuvres de la police, il y a tout. C'est formidablement joué, on découvre une partie méconnue de l'histoire, l'espagnol en VO, c'est toujours un plaisir, et on ressort raide amoureux. Alors les garçons, sortez chez votre loueur et demandez El Lobo.

Tant que j'y suis et toujours pour ceux qui aiment entendre de l'Espagnol, je vous recommande du Ken Loach ibérique: Les lundis au Soleil (los lunes al sol). Je sais, ça vous dit qqchose ce titre. Allez, je vous aide: Le lundi au soleil, c'est une chose qu'on aura jamais, chaque fois c'est pareil... Bon, et ben vous avez tout faux. Vous rangez les paillettes et les Claudettes et vous allez à Vigo, équivalent Galicien de St Nazaire.
On ferme leur chantier naval et l'histoire d'une bande de pote désoeuvrés commence. Leur repère est le café des sport où ils font et refont le monde sauce café du comerse entre deux expéditions foireuses de pied Nickelé. Le héros (Javier Bardem, le paraplégique de Mar Adentro méconnaissable) est grande gueule, panache et emmerde le monde en la couvant de son oeil caustique. Ses potes essaient tant bien que mal de s'en sortir en subissant toutes les véxations des chomeurs de leur âge. C'est un film qui parle d'amitié et de dignité avec pudeur et beaucoup de drôlerie. Ceux qui parlent espagnol se régaleront des jurons du héros. Et puis disons le, c'est bien moins triste que Ken Loach, parcequ'un Espagnol triste, cela ne s'est pas vu depuis au moins 500 ans.

Voilà ma première contribution au BBlog.
Un abrazo muy fuerte a todos.

Pyves

1 commentaire:

MaryL a dit…

El Lobo:j'avais vu ce film l'an dernier quand il est passé sur Canal+ ; j'avais aussi apprécié. Même si je suis une fille et que je ne suis pas d'uskadi, je respecte leurs opinions tout en maintenant qu'on fait l'Europe pour unir les peuples et pas pour les séparer...