dimanche 7 septembre 2008

Promis, je n'y suis pour rien ...

... mais je n'en suis pas peu fier !


Eh bien voilà, c'est fait ! Après un trimestre à pousser le caillou avec ses petits copains dans une tenue lycra dont on se demande si elle n'encourage pas certaines tendances, Paul a décidé de lui-même d'arrêter le cinéma italien pour verser dans la tragédie britannique. Et c'est par un grand soleil pas du tout anglo-saxon que nous avons rejoint le club des Centaurus de Singapour qui forme chaque année une centaine de jeunes anglais, australiens, kiwis et frenchies aux joies du ballon au rebond brownien.

En arrivant devant le parterre remplit d'enfants uniformément vêtus de jaune et noir encadrés par des australiens massifs et gueulards, Paul s'est mis à pleurer, et ma fierté paternelle n'en a été que renforcée par ces larmes de joie de mon petit qui a dû en un instant comprendre l'héritage sublime et complexe laissé par les Mias, Spanghero, Merle, Benazzi, Bustarret... Mais ne nous réjouissons pas trop vite : cette première séance était juste une toute petite mise en jambe et il est fort possible que Paul décide d'arrêter le rugby, ou pire, préfère jouer les danseuses gominées avec ceux qui ne touchent la terre qu'en plongeant dans l'en-but (façon Super 14). Mais je m'égare.


Paul a été affecté au groupes des moins de 8 ans et au sous-groupe des novices. Alors que je faisais le tour des installations en cherchant désespérément le joug pour enfants où je voyais déjà mon petit ahaner, Paul lui prenait doucement contact avec le rugby en alternant les ateliers avec plots, les passes et les jeux de chat en équipe où libérer son partenaire est plus important que d'échapper au chat en courant très vite (comme vous le voyez les éducateurs travaillent de front tous les fondamentaux).

Il en est ressorti ravi, moi un peu déçu qu'il n'ait pas pu participer à un premier petit match de toucher à cause de son statut de débutant. Enfin Quinn, son entraîneur, l'ayant vu échanger quelques passes avec moi à la fin de l'entrainement, lui a tapé l'épaule avec un gentil " 're doing fine with the ball, mate ! Next week 'll join the other group and play the match!" Puis il a tourné les talons avant que j'ai pu lui demander quand commenceraient les entrainements aux déblayages (afin qu'on puisse faire une séance vidéo avant avec Paul, que je lui montre quelques ralentis de Bakkies Botha en action, notamment ce beau nettoyage sur Mortlock en juillet dernier. Il a tellement bien nettoyé que Mortlock a été privé de terrain pendant presque 1 mois !).

Paul est ravi, il m'a demandé de ressortir les deux gonfles qui traînaient dans un placard de l'appartement, nous avons fait des passes près de la piscine et je dois dire qu'il s'en sort plutôt bien ! Quel bonheur !!!!!! Cela met un peu de baume à mon dos meurtri !

jeudi 6 mars 2008

Quand Marchal couche ses tripes...


Enfin! Loin de blockbusters US ou de Klapish (qui peuvent être bons par ailleurs), un réalisateur français gerbe dans les larmes et le cauchemard une histoire qu'il a lui même vécue alors flic et qui le hante depuis 15 piges... A son image, et à l'image du jeu d'Auteuil, un film profond, poignant, noir où on touche le fond de la souffrance humaine et aussi la lumière de la rédemption... Du trés lourd, pour ceux qui ont aimé l'excellent "36", en plus loin et plus noir.

mardi 27 novembre 2007

Le Blog de Raphaël

Salut à tous,
Soyons sincères! J'avais plutôt pensé que vous bombarder de photos de nourrisson n'étaient pas forcément la meilleure chose à faire! C'est plutôt un truc de meuf de s'extasier pendant des heures sur la bouille toute fripée d'un nouveau-né qui ne ressemble à rien ni à personne. C'est sans doute oublier votre immense sensibilité... Ah, les durs aux coeurs tendres...
A la demande générale, je vous communique l'adresse du blog du petit Raphaël. Il ne parle pas, il ne marche pas, il passe à peine plus de dix minutes par jour avec les yeux ouverts, mais il a déjà son blog! Eh oui, bienvenue dans l'ère numérique, Raphaël!
Bises, "Gros"!
Marco

mardi 9 octobre 2007

Quleque chose de pourri en Ovalie...

Samedi 6 octobre 2007. Minuit. Sortant du pub traditionnel mathéen « The honest Lawyer », je suis sonné. Une impression bizarre d’avoir vu DIE HARD au 1er rang avec 80 mn de tranchées, de sang, de combat… Tout y était : le haka, des cheveux longs, des tatoués, de l’engagement encore et toujours…
Et pourtant…
Pourtant quelque chose clochait, n’allait pas, sonnait faux… Impossible de savoir précisément quoi, mais ça ne tournait pas rond… Perdu dans la matrice le bélanger…
Certes la coupe du monde, pour de nombreux amateurs, est particulièrement morose : une bouillie infâme marketingsante proposée par TF1, un XV de France qui propose des choix tactiques surréalistes, des matchs sans enjeux pour ceux qui ont la chance d’avoir le câble, un consensualisme démesuré des journaleux sportifs… Seules les larmes des pumas, le courage d’insulaires tonguiens ou samoans, voire le jeu d’avant de la perfide albion contre les surfeurs éclairent ce qui est déjà perçu comme un échec retentissant sur le plan festif et de l’engouement populaire.
Lendemain midi, Arnaud, ailier du RAC, me chope en caisse. Il ne comprend rien à mon ressenti, il est encore crâmé de la vieille, il s’en fout. Marco B. m’appelle, au fond du seau ; incontestablement nous nous retrouvons dans une déroute commune : nos deux visions du rugby –opposés et complémentaires – se rejoignent dans une même plainte muette : en gros l’amour du jeu de devant, du combat, des maul, de la conquête (Bélanger) et le jeu de ¾, le jeu de vitesse, d’envolées, d’élégance (Comar) se retrouvent orphelins en ce beau dimanche ensoleillé…
C’est ce que je commence à comprendre clairement dans les mots du coach qui accueille la 1ere du RAC « c’est la mort du jeu au profit de la défense ». Même le pillar gauche « Chacha » opine en clamant à la mascarade, au scandale… Ca y est « intellego » enfin je vois : la défense , la défense toujours cette putain de défense et ces coups de pompes… Mais où est le jeu ? Le jeu de ¾ ? Nulle part. Le jeu d’avants ? Nulle part. Le jeu ? Nulle part.
Que du plaquage, du plaquage, ce visage simpliste, manichéen, dénaturé de la brute treiziste… Oui c’était bien du XIII, le XV est tombé plus bas que terre samedi soir sur l’autel de la défense et des tranchées… Un peu comme le foot quelque part qui ne propose plus que des 0-0 en world cup, la meilleure défense gagnant à tous les coups… Dans la foulée match amical à Rueil arrêté à la 60eme, général & co contre Bagneux, fédérale 3. Je me suis fait traité de salope et de pute au moins 10 fois, mon pote talon a la machoire fracturé, il en a pour 2 mois mais c’est un autre débat…
Le regard et les larmes des pumas durant les hymes le soir sauvent à peine ce week-end de merde ovalien.
Pour illustrer ces propos, je rebondis sur ces mots de Mc Allister auxquels je prête beaucoup de panache et de fierté (orgueil diront certains…) :
« nous ne sommes pas une équipe qui veut jouer pépère. Nous sommes une équipe taillée pour le jeu offensif. Nous nous sentions forts et pensions clairement que nous allions marquer un essai ». Ca c’est la classe, c’est le rugby.

jeudi 20 septembre 2007

Albion dans le fion


Où Un Black Beret commente le naufrage du XV de France

L'avis éclairé et lucide d'un BB en direct live de la défaite historique;
A ne rater sous aucun prétexte, c'est sur:
http://www.rueil-tv.com/
Cliquez sur le petit ballon ovale à gauche;

What a choc!

mardi 11 septembre 2007

Et le mental, bordel?!?

Salut les gars,

J'espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis un peu à l'ouest
en ce moment, et j'ai l'impression (bouche-toi les oreilles,
Pierrot!) d'avoir pas foutu grand chose depuis 2 jours. Vendredi très
excité! et aujourd'hui, très agacé, avec les commentaires de toute
sorte qui vont bon train depuis hier matin sur la magnifique
prestation de notre belle équipe...


Je voulais revenir vers vous avec quelques éléments d'analyse...
Notez, avant de commencer, que cela n'engage que moi. Vous aurez bien
entendu le droit de penser autre chose, mais je me permets juste de
préciser que je dois être un des seuls dans notre entourage proche
qui avait pronostiqué ex ante (j'ai des preuves!) une victoire
argentine! (ce préambule, c'est juste pour vous prouver que je fais
autorité en la matière, bande de souzes!!)
Notez également, fait nouveau, que je respecte infiniment ce que
vient de dire Tim, adhérent totalement à cette analyse de base qui
est que les Bleus ont d'abord failli dans le combat, ou plus
précisément, dans le MENTAL (eh oui, encore lui! Et toujours lui!).


Oui, le point faible rédhibitoire de cette équipe de France (elle l'a
prouvé depuis 8 ans - je me focalise sur la génération des joueurs
actuels-), c'est son mental en papier mâché!
Je ne disserterai pas aujourd'hui sur le manque patent d'animation
offensive dans cette équipe! J'en ai déjà trop tartiné vos boites
mails par le passé, et comme le fait remarquer très justement Tim,
sur le match de vendredi, ce n'est même pas la peine d'aller chercher
si loin l'explication de cette faillite. Sans un mental de gagneur,
eh bien l'équipe de France ne gagnera jamais rien! Un point, c'est tout!


Mais, permettez-moi tout d'abord d'insister à nouveau sur ce que
vient de dire Tim en me focalisant sur ceux qui sont les magnifiques
gagnants de ce match, les Pumas!!! Ces types ont ce qu'il nous
manque! Un énooorme mental et le "Killer Instinct"! Quand on pense
que notre Pyves national nous avait déjà prévenu, depuis des années,
de cette montée en puissance d'une génération argentine au coeur
énorme, aux grands cris de "Pumas! Pumas!". C'est bien lui qui avait
raison, car cette équipe (relisez "La crotte et le Puma") est un
modèle d'abnégation et de générosité! Je vais même plus loin: Je
pense sérieusement que si le Stade Français est à ce niveau-là en
championnat de France, c'est parce qu'il y a 6 argentins en son
sein!!! Le BO pareil! Et si le Stade Toulousain marque un peu le pas,
c'est parce qu'il manque cruellement d'Argentins dans leur équipe!
Les Pichot, les Hernandez, les Ledesma, Les Contepomi ces mecs-là
sont des tueurs! "Icemen"! Ils ne lacheront rien, jusqu'à la dernière
seconde, et quand vous n'en pourrez plus de vous être cogné sur eux
pendant 80 minutes, ils vous achèveront d'un coup de poignard aussi
douloureux que décisif! Ces mecs, à leur manière, sont des dieux du
Fighting Spirit et du mental! Et comme pour vous prouver que je pense
ce que je dis, je crois qu'il me faut reconnaître que je les vois
gagnants contre l'Irlande, moi l'adulateur du dieu Brian, car
l'Irlande comme la France, même si elle a de meilleures qualités
offensives, pêche également trop souvent par la faiblesse de son
mental. Pour moi, l'Argentine est "au dessus" dans sa capacité à
faire déjouer son adversaire en lui sautant à la gorge. J'en veux
pour preuve cet archétype de "jeu de merde" proposé par les Argentins
pendant toute la partie vendredi soir. Regardez un type comme
Hernandez, avec son immense talent, qui s'est appliqué
scrupuleusement à respecter la stratégie de son équipe en "montant
des quilles" toute la soirée, lui qui avait assurément d'autres
arguments à faire valoir! Si ça, c'est pas de l'abnégation tactique!
De plus, là où ils auraient explosé il y a quelques années, les Pumas
se sont en plus forgée une condition physique compétitive sur les
terrains du Top14 et de la Coupe d'Europe.


Quant à nous, eh bien, comme toujours, nous sommes les Amélie
Mauresmo du rugby mondial. Pas trop mauvais certes, des "qualités",
et surtout les champions du monde des matches amicaux! Mais quand il
s'agit de gagner quand c'est important, là, y a plus personne. Alors,
oui, vous allez me ressortir cet épisode mythique de France-NZ de 99.
Alors ça, oui, on sait faire! Quand il s'agit d'aller renverser des
montagnes, et décrocher la lune, où éborgner d'une seule flèche le
géant de la caverne du cyclope en rut (mais non, je parle pas de
Chabal!), alors que tout le monde nous voit perdants, là, on sait
faire! Mais pourquoi, en réalité??? Tout simplement parce que l'on a
aucune pression! Quand on doit aller se faire marcher dessus par les
All Blacks, on a absolument rien à perdre! Du coup, on joue libéré,
on joue mieux, et surtout, comme dirait Tim, on se bat! Pour
survivre! Pour exister! Comme les Pumas!


Mais quand on est favoris, quand tout le monde répète, tels ces
blaireaux de journalistes dont Ted saurait certainement nous vanter
les qualités, qu'on doit au moins aller en finale, que c'est notre
Coupe du Monde, et qu'on est chez nous et qu'à la limite, on va faire
qu'une bouchée des Blacks en finale, à ce moment-là, la pression est
inversée. Elle est sur nous, et nous sommes favoris, et là, on
n'assure plus! Soldez pas Mamie, elle brosse encore!!! Y a plus
personne! Ne cherchez pas plus loin, jeunes lapins, pour expliquer la
faiblesse de notre équipe: Dans la vie, y a des gagneurs et des
loosers. Nous, je sais dans quelle catégorie on se sent le mieux!
Regardez en arrière (car en avant, c'est trop sombre). N'a-t-on pas
tout simplement explosé mentalement contre les British en 1/2-finale
en 2003 après avoir sorti presque le match parfait contre les
Irish??? Si ça, c'est pas la marque d'une équipe fragile, qui ne
maîtrise pas son sujet!!! Je vous rappelle d'ailleurs, qu'avant que
la pluie ne tombe sur Sydney, tous les observateurs nous voyaient
favoris de cette demi-finale, tant nous avions fait montre, parait-
il, d'une exceptionnelle maîtrise! Bon... Ben... L'exceptionnelle
maîtrise, euh... c'est un peu comme d'habitude... nous, on l'a
pendant deux matches... trois parfois, si on a un peu de moule...
Mais allez, au quatrième, on melonne un bon coup et on en revient
avec 30 pions dans la musette et une bonne vieille désillusion des
familles!!!
Si ça, mes amis, c'est pas la preuve d'un problème de mental, je ne
sais pas comment vous le faire comprendre autrement!!!


J'en suis désolé!
Mais c'est comme ça!


Tout autre argument a vécu!


Je vous embrasse! Je vous aime! car vous, vous êtes des winners!


Bises
Comar


PS: Chapitre 2, après France-Irlande, "De l'exaspérante nullité
offensive du XV de France. Essai sur le jeu de rugby"...